Le complexe de Superman

Le complexe de Superman

Hier, j’ai vu Man of Steel au cinéma. Soutenir l’industrie hollywoodienne en danger me tient à cœur. Enfin, on s’en fiche du film. Je ne vous propose pas une critique, mais plutôt la présentation d’une théorie appliquée aux relations amoureuses et basée sur le concept de héros : le complexe de Superman.

manofsteel-600x375

Rien à voir avec Lexington Steele

Place à une histoire vraie, comme dans les téléfilms de l’après-midi sur M6.

Plusieurs années en arrière, j’avais rencontré une étudiante peu commune. Je passe les détails de la relation d’une nuit que nous avons partagée, car ils méritent un article à eux seuls. Sachez que ce fut un moment très désagréable. Nous avions donc couché ensemble et au matin, je fuyais sans mettre les formes. Nathalie (toutes les filles s’appelleront Nathalie sur ce blog) m’en voulait et elle avait toute légitimité à nourrir du ressentiment. Seulement, des problèmes psychiatriques assez sévères donnèrent, à ce plan-cul, une saveur inédite. Souffrant d’un trouble rattaché à la bipolarité, ma psychotique me harcela de messages tantôt véhéments, tantôt bienveillants. Elle m’insultait, puis s’excusait ; elle m’envoyait chier, puis demandait pardon. Et cette ronde cyclothymique évoluait à une fréquence journalière assez élevée. Le manège dura deux ou trois jours, puis elle reprit ses médicaments et m’oublia un peu.

Je racontais la mésaventure à un ami. Je ne négligeais rien, de la baise pourrie à la vision très particulière de la communication de la demoiselle. Bref un portrait à charge comme on n’en entendait rarement. Deux semaines plus tard, ce con me rappela. Il avait un truc très important à me dire. Vous l’aurez deviné : oui, il sortait avec Nathalie.

— On s’entend super bien, je te jure. On a les mêmes goûts, le cul est cool. C’est top.

— Mais elle est folle, mec !

— Non, elle prend ses médocs, ça va mieux. Puis elle a besoin de stabilité. Je suis content de lui apporter ça.

Il venait de se faire happer, victime sans le savoir du complexe de Superman. Pour comprendre, je vous raconte la suite.

La relation dura plusieurs mois, voire plus d’un an. Les hauts et les bas s’enchaînaient, cependant la douleur dominait l’ensemble. Mon pauvre ami bataillait dur pour que Nathalie guérisse. Il souffrait les remontrances, les engueulades sans raison, les humiliations même. Le cœur pur, il ne mouftait pas, persuadé qu’il agissait pour le bien. À force de sacrifices, Nathalie devint plus équilibrée. Le preux chevalier contre la maladie avait vaincu. Tellement vaincu que Nathalie le quitta dans la foulée. Voilà ce qui attend les hommes tourmentés par le complexe de Superman.

Certains mecs se tournent vers des nanas instables, pas faciles, voire bizarres ou carrément tarées. Ils prennent le créneau du sauveur.Ils surpassent ainsi leur manque de confiance chronique, en pensant que le plus sûr moyen de séduire tient dans l’assistance à personne en danger. Je généralise, mais je me réfère surtout sur ma propre expérience. Ma première histoire d’amour se rattache à ce modèle. Je m’enchaînais à une Nathalie, car elle appelait à l’aide. Mes sentiments n’étaient plus sincères. Malgré tout, je restais là, j’endurais jusqu’à me rendre compte de mon erreur et je la plaquais pour de bon. L’année dernière, j’ai introduit le doigt dans cet engrenage avec une autre Nathalie. J’ai pensé lui apporter une stabilité dont elle ne voulait pas et n’avait pas besoin. Heureusement, elle a stoppé les choses avant que je ne devienne moi-même un Superman ridicule.

Tout cet investissement pour quel résultat ? Dans l’exemple de mon ami, il se consacra entièrement à Nathalie, il la fit déménager chez lui, lui offrit un cadre social solide, partagea tout avec elle. Un don de soi qui ne pouvait que finir dans l’affliction. Pourtant en multipliant les attentions, les marques d’amour, de soutien, il l’aida vraiment.

Les mecs frappés du complexe de Superman veulent secourir la fille et continuer une relation avec elle, faire des enfants, vivre heureux et tout le tralala. Le plus souvent, il est impossible d’espérer une fin joyeuse à ce type de liaison.

Superman, quand il secourt une jeune femme en détresse sur le point d’être écrasée par un camion, il ne reste pas avec elle. Il ne la raccompagne pas chez elle pour lui préparer un risotto, lui dire qu’il l’aime, etc. Non, Superman sauve les gens, puis il s’en retourne dans son doux foyer où Loïs l’attend, terminant l’écriture d’une grande enquête sur la prostitution infantile au Maroc (une idée pour la prochaine émission de Bernard).

Comment une nana peut-elle continuer à vivre avec un gars qu’elle associe à sa souffrance, à sa période critique ? Personnellement, je n’y crois pas. Il s’avère donc totalement idiot de se donner complètement dans une relation vouée à l’échec. Si vous souhaitez jouer à Superman, préparez-vous à quitter la scène quand l’objectif sera atteint. Préservez-vous, les amis ! Se remettre d’une histoire pareille dure longtemps. Une fille peut tomber amoureuse de vous sans que vous ayez à vous sacrifier. Allez ! On travaille un peu la confiance en soi et on retourne sur Adopte, plein d’assurance.

Ne jouez pas les Superman

Ne jouez pas les Supermen

Que retenir de cette théorie fumeuse sur les relations amoureuses en situation difficile ? Si vous tenez vraiment à tenter le coup, ne vous livrez pas entièrement messieurs ! Gardez la distance qui vous fera accepter le départ inéluctable de votre Nathalie. Mais si vous avez le choix, fuyez comme moi au matin avec un prétexte bidon.

Toutes premières fois

La première fois, on ne l’oublie pas. C’est ce qu’il se dit. Difficile de faire l’impasse sur la mienne, car ce fut l’occasion de cumuler les souvenirs. Avec le temps, les détails se sont estompés, mais il reste l’essentiel.

Malgré la brillante image d’homme à Twittas que je renvoie sur les réseaux sociaux, ma sexualité débute l’année de mes 19 ans. Je n’avais pas réussi à tenir le pacte fait avec mes amis l’année du baccalauréat. Après avoir vu American Pie, notre petit groupe de puceaux avait singé la promesse que les héros s’étaient faite. Ne pas arriver à la fac sans avoir trempé le biscuit dans le thé délicieux de la féminité. Bon, j’avais échoué. Mais gare à vous les étudiantes ! Mon intention fermement chevillée au corps, j’allais profiter sans retenue de cette bonbonnière à filles faciles que semblait être la faculté des sciences sociales.

Encore une fois, chou blanc. L’été 2001 me permettra de remplir mes espoirs. Et pas que… Haha ! Haha !

Avant cet été-là, ma proximité avec la gent féminine n’avait connu que peu de gloire. En sixième, j’avais loupé de peu l’occasion de prendre petite copine. Pour que vous compreniez, mon enfance et mon adolescence, sans être moi-même cloîtré en permanence, étaient loin de l’effervescence sociale que la société juge convenable. Quelques bons amis avec qui traîner, faire des goûters, du sport et quelques booms, cela me suffisait. Un solitaire, donc. Et un timide aussi, qui ne parlait pas trop en présence d’adultes ou d’une tablée supérieure à trois. Bref, de par ces caractères peu enclins à la sociabilité, je n’avais guère acquis les règles du jeu amoureux.

Nous étions un mercredi après-midi, seul à la maison, mes parents, rarement absents, m’avaient laissé en maître du domicile. Joie de mater la télévision tranquille (je suis fils unique. Gardez vos réflexions pour vous). Ce que mes biographes qualifieront plus tard du premier coup de fil d’une demoiselle, dans une intention claire de dragouille, allait faire sonner le téléphone à cadran.

Drelin drelin

Drelin drelin

— Salut Michel (c’est moi, ndla), c’est Johanna, je suis chez Pierre avec Karim (vous noterez la multiculturalisme excellent). Tu viens ?

— Euh ouais ! Je ne sais pas trop. Je suis tout seul chez moi. Faut que je garde la maison, toussa toussa.

— T’es sûr ?

— Ben oui, je suis désolé.

De ce court échange avec le sexe opposé, j’appris ma première leçon. La franchise provenant de la maladresse fait souvent penser à l’autre que l’on ment. Le lendemain en classe, après de longues méditations nocturnes sur la signification de ce coup de fil et la conclusion évidente qu’elle voulait sortir avec moi, Johanna me fit comprendre que c’était mort. Louper sa chance, confronter l’autre au refus et vous perdez toute chance de rouler votre premier patin.

De cet épisode à l’été 2001, rien de marquant à signaler côté galochage. Mon goût de la solitude et l’apparition de l’Internet m’occupaient assez et mes coreligionnaires féminines m’inspiraient attirance et crainte mêlées. La crainte gagnait régulièrement

Il y avait cette fille en troisième, un peu vulgaire, mais populaire. Chevelure blonde, petit air supérieur, la demoiselle portait une minijupe presque tous les jeudis. En cours d’histoire-géo, j’attrapais des torticolis à trop mater ses jambes et, si Dieu existait vraiment, sa petite culotte. J’étais assis au premier rang. Autant vous dire que cette année-là, j’ai eu beaucoup de mal à assurer aux contrôles. Et nous arrivons à la seconde fois où j’ai failli choper. C’était elle, la nana en vue, qui traînait avec les mecs cool et qui avait connu l’ivresse des amours défendues avec un lycéen (soi-disant). Nous étions au Walibi, je n’ai pas su saisir ma chance. Les signes se présentaient bien, il me fallait juste plus de courage, lui prouver qu’un baiser ne corromprait pas sa branchitude et qu’elle me rendrait heureux. Un peu de conviction, que diable ! Mais non, la journée dans les manèges à éclaboussures se termina trempée de déception.

J'ai failli en être baba

J’ai failli en être baba

La période lycéenne accumula les déceptions amoureuses. Le corps changeant et la timidité se lièrent pour qu’au lit des filles, je ne finisse pas. Champion toute catégorie dans le tournoi des bons copains, personne ne pouvait me tester. J’accompagnais, chaque fin d’après-midi, une nana à la gare pour qu’elle n’attende pas son train toute seule. Nous rigolions bien, jusqu’au jour où ma déclaration de sentiments échoua dans le refus : « On est amis, ce serait dommage de gâcher ça ». Depuis ce jour-là, j’ai souvent entendu cette réplique de série pour ados. Et pour contrer ces rabrouements, je développais un orgueil mal placé et nourrissais de la rancœur quant à celles qui ne comprenaient pas que j’étais un garçon gentil, un garçon qui ne leur ferait pas de mal. Contrairement aux histoires de vilains garçons qu’elles me racontaient. On m’avait filé le mauvais manuel pour draguer les nanas, vous le devinez. Je ne pigeais rien à ces êtres étranges.

Revoilà l’été de la découverte, j’allais le faire. Récapitulons : des histoires naissantes avortées avant qu’elles ne commencent, des rancœurs, aucun roulage de pelle, juste un tripotage une fois et quelques smacks. Un beau puceau de 19 ans comme on n’en faisait plus.

L’Espagne du centre, la pleine campagne aragonaise, aride et désertique, un décor qui se prête mal aux romances. Aucun problème, car de romance, il n’y en eut pas. Elle comptait six années de plus, de l’expérience à revendre et la volonté de m’offrir son corps et son savoir-faire. Mon pote et elle se connaissaient fort bien. Il lui suggéra l’idée d’un dépucelage en règle. C’est vrai qu’il fallait passer à l’acte. Aujourd’hui, je me demande toujours combien de temps j’aurais mis à trouver moi-même une copine.

Le décor de ma 1re fois

Le décor de ma 1re fois

Lors d’une soirée dans le seul bar de nuit ouvert dans la région, mon pote m’avait dit : « prépare-toi ! ». J’avais pigé le sous-entendu et, angoissé au possible, je bus plus que de raison. Mon premier baiser, j’étais bourré. Ma première baise, j’étais bourré. Pas de quoi se vanter, mais je garde malgré l’état d’ébriété des souvenirs assez précis. Cette femme, nommée Nathalie, me prit en main, me dirigea. Pleine de tendresse et d’attention, elle me guida et s’occupa de moi comme personne d’autre n’aurait pu le faire. Confiance et bienveillance planaient, rassurantes, autour de mes premières érections à dessein non masturbatoire. Après les baisers, la fellation fut la première chose que je découvris de la sexualité. Depuis j’entretiens une affection toute particulière pour cette pratique. Elle faisait tout, me laissant profiter de ses bienfaits dans la position de l’étoile de mer. Pendant ce temps, je surventilais sous les coups du plaisir inédit que je subissais volontairement. Cela m’arrive parfois encore. Quand je ressens trop de bonheur en dedans, je respire trop. Mes extrémités s’engourdissent, la tête me tourne et je dois stopper le jeu au risque de défaillir.

Naturellement, je vins un peu rapidement. La levrette me procura trop de sensations d’un coup d’un seul. Je souhaitais tenir plus longtemps, mais durant les deux jours qui suivirent, j’appris à contrôler un peu mieux, tout en restant sur ma faim. Nathalie m’enseigna comment m’occuper d’elle, me parlant pendant que je me dépatouillais avec difficulté la tête entre ses cuisses. Je fis des progrès et découvris la jouissance féminine. Quel plaisir ! J’étais ébahi d’avoir provoqué ces sursauts-là.

Parallèlement aux joies charnelles, l’esprit se confondait en questionnements.Et l’amour dans tout ça ?

Que pensait-elle de moi ? Était-elle sincère ? Comment me trouvait-elle ? Aimait-elle mon physique ? Mes performances ? Quel embrouillamini ! Elle me jurait l’avoir fait par plaisir et envie et non parce que mon pote lui avait suggéré cette bonne action. Je doutais beaucoup et ne la croyais qu’à moitié. Cela influencera-t-il ma vie amoureuse à venir ? La suite aux prochains épisodes.

Une chose est sûre pourtant. Depuis l’été 2001, je ne supporte pas les pipes mal faites.

Erotisme masculin

Petit moment d’érotisme masculin.

Ce n’est pas tous les jours qu’on entend ce genre de phrase. Presque un concept, tellement l’adjectivation féminine d’érotisme correspond mieux au schéma de pensée actuel. En tant que jeune homme, on nous serine qu’il faut jouer avec le corps de sa partenaire, se focaliser sur son plaisir et non sur les zones typiques de pénétration.

Friends, la série, posera le problème au féminin avec le fameux schéma des zones érogènes dont Monica cite l’enchaînement des chiffres idéal avec beaucoup d’enthousiasme. Bon sang de bois, elles étaient sept ces zones.Les seins, la chatte, OK ! Mais les autres ? Quel terrible mystère pour un puceau ! Ce genre de conseils pousse le débutant à humidifier de ses baisers baveux le cou, les oreilles, le nombril (le nombril, comment ai-je pu être aussi con ?) et bien d’autres parties ne jouant pas un rôle décisif sur la véritable excitation de la douce amie. Nous voilà donc bien avancés. Monica s’est rappelé de bons souvenirs, mais le téléspectateur pense que seul le corps féminin vaut la caresse, l’attention érotique d’un instant.

Josh Harnett reste l’unique acteur qui a payé, dans 40 jours et 40 nuits, son tribut à la sensualité. Sa quête spirituelle l’ayant entraîné sur les chemins de l’abstinence masturbatoire, il se doit, pour séduire son cher ange, de pratiquer l’érotisme, sans passer par la pornographie. Armé d’une branche d’orchidée comme baguette magique, il donne des orgasmes à coups de pétales. Mais encore une fois, le corps masculin n’est le fruit d’aucune palpation particulière, d’aucun amusement voluptueux.

Josh, Shannyn, une orchidée, un orgasme

Et que dire du porno ? Bon, le porno, on va dire que ce n’est pas fait pour ça.

Alors, l’érotisme chez l’homme est-il un non-sens ? Doit-on seulement masturber et sucer la queue d’un gars pour l’exciter, pour le faire jouir ? Je dirais oui. Pas besoin d’en faire des caisses. Si l’atmosphère est bonne, les baisers langoureux, l’amant se ravira de ces simples amusements sans imagination, mais qui requièrent beaucoup de techniques pour être vraiment appréciés.

La sensualité réservée au pénis ne dure qu’un temps, une nuit si l’alcool, ce soir-là, n’a pas causé trop de dégâts. Après, une autre paire de manches attend la femme. Rien ne se savoure mieux que sa douce qui parcourt son corps à la recherche d’un point sensible, à l’éveil d’une sensation. Se faire câliner, le vrai plaisir. Mais non, je déconne, la fellation et puis c’est marre. Dans les milieux financiers, ils l’appellent la capitalisation du plaisir. Fer de lance d’une jeunesse qui cherche le sexe à haut rendement. Qui n’a jamais dirigé les baisers de sa partenaire vers un endroit stratégique et turgescent ?

Cessons la provocation et soyons honnêtes. On se calme avec l’expérience et, justement, l’érotisme de son propre corps devient une nouvelle quête.

Longtemps, les jeunes femmes ont été encouragées à explorer leur corps. Quid du corps masculin ? Demander à vos copains de combien de façons différentes ils se masturbent ? Tiens, je vais en faire un petit questionnaire (plus tard). Comme j’utilise, sur ce blog, mes expériences comme base, je vais vous confier une manière que j’ai d’érotiser mon corps ferme, sans être trop musclé, désirable, sans être trop provocateur.

L’univers dans une demi-molle

Sous la douche, les filles utilisent le jet à d’autres fins que l’inventeur du pommeau pressurisé l’avait imaginé au départ dans les laboratoires Villeroy & Boch. Au passage, ce genre de femmes doivent être montrées du doigt et dénoncées en place publique pour gaspillage de ressource naturelle égoïstement.

L’ambiance humide et chaude de la salle de bain éveille souvent en mes pensées les ambitions coquines d’une rencontre à venir. Je m’abandonne, sous le jet brûlant, au film des tendres tortures que ma partenaire subira le soir-même et une demi-molle pointe. La demi-molle, on vous en parlera avec Asilenus bientôt. Pour l’instant, il est suffisant de savoir qu’il s’agit d’une érection qui n’a pas atteint pleinement son but.

Cette demi-molle pointe et je prends conscience de l’univers. Notre planète tourne autour du soleil, en son sein un magma bouillonne. La lune nous tourne autour. Dans cette conséquence d’une fantaisie anodine, je ressens la gravité. Ma queue pèse, elle est attirée vers le sol. Sa courbe pas encore glorieuse donne à mes mouvements une sensualité trop peu explorée. Je me sens appartenir à l’univers et je me balance doucement pour accentuer ces sensations. Sans faire l’hélicoteub et sans utiliser mes mains, j’agrémente mon érotisme personnel. Le but tient à ne pas bander complètement malgré le plaisir qui me monte au cerveau. Je profite d’une situation agréable et l’entretiens par jeu, pour vivre l’expérience de mon corps en dehors d’une sexualité normalisée.

L’hélicoteub

En tant qu’homme, personne ne nous encourage à découvrir notre corps de manière sensuelle, quand les filles n’entendent que ce style de conseil. La branlette pure et dure est une alternative parmi d’autres. Au prochain épisode, je vous parlerai de l’érotisme du rimjob.

Guide de survie en téton poilu

Parfois le sexe nous réserve des surprises.

Il fut un temps, où je draguais en milieu baboss.Une tendance au YOLO avant l’heure. Je me coltinais des soirées de merde passées à écouter des connards jouer du djembé au milieu d’une odeur de résine de cannabis bon marché. Les bières n’étaient même pas des Heineken, le vin se servait au cubitainer. Les discussions tournaient autour de clichés que mon jeune âge ne m’empêchait déjà pas de trouver stupides. Il y avait aussi ces nuits en bord de Garonne, entre les clodos taxeurs et les Wesh-wesh querelleurs. Tout ça pour choper. Que ne ferait-on pas pour caresser un peu de peau ?

Mon désir se concentrait sur une Sud-Américaine plutôt mignonne, à l’accent chatouillant délicieusement la partie érogène de mon cortex. Avant qu’elle accepte de céder à mes avances, j’ai dû copieusement critiquer le système capitaliste nauséabond et ses valeurs iniques basées sur l’individualisme. Que ne ferait-on pas pour titiller un peu de peau ?

Shakira est-elle touchée par le poil au téton ?

Shakira est-elle touchée par le poil au téton ?

Et puis, lors d’une soirée, sur le canapé en cuir de mon salon, l’Amérique du Sud échangea avec l’Europe. Quand le Mercosur commerce bien plus que des fruits hors saison avec l’UE, on s’intéresse davantage à l’économie et on trouve que le libre-échange a des côtés positifs.

Je vous épargne les détails de la relation sexuelle, d’autant qu’à l’époque, la finesse de mon enthousiasme m’avait dirigé un peu vite vers un cunnilingus jugé comme déplacé. Le fait marquant ne se résidait pas dans cette belle forêt amazonienne aux senteurs sauvages qui me régalaient (vous m’en auriez voulu de ne pas utiliser cette image). Non, la découverte, tel un salopard de conquistador à la recherche de la Cité d’or, se fit autour du téton.

Pour la première fois de ma vie, je rencontrais un poil de téton, deux ou trois en fait. Ils se tenaient autour de l’aréole. Bien entendu, il ne s’agit pas d’un duvet mignon. Non, il est question de poils noirs et fiers. Jusqu’à présent, le poilage féminin se cantonnait pour moi aux aisselles, aux jambes et au pubis. Même l’anus en était exempt dans l’imaginaire que mes ex avaient habilement entretenu.

Petite précision pour éviter les commentaires me traitant de raciste. Je base mes écrits sur ma vie personnelle et j’ai dû, pour de vrai, faire face à cette nouveauté avec une amie sud-américaine. Je vous rassure, la suite prouva que les Françaises avaient aussi cette pilosité. Et j’ai connu d’autres Sud-Américaines sans poil autour du téton. Rien de stigmatisant, donc, dans ma démonstration.

Comme j’aimerais bien que cet article soit repris dans Slate.fr, je vais développer un guide de survie en téton poilu sous forme de liste numérotée.

  1. Dès lors que le téton est sorti du soutien-gorge, feignez le naturel. Vous êtes étonné, mais ne le montrez pas. Une réaction de surprise ou de dégoût serait très impolie. Et un bon amant se doit de respecter sa partenaire. Également, ne regardez pas avec insistance cette curiosité. Vous n’êtes pas habitué à trouver un poil à cet endroit, mais n’en avez-vous pas vous-même ? Il faut se montrer indulgent et ne jugez en aucun cas, car elle ne s’attendait sans doute pas à finir nue sur un canapé ce soir-là.No Problem
  2. Que faire alors, si on ne peut se montrer ni surpris ni dégoûté ? Plusieurs solutions s’offrent à vous. Il y a un poil sur un sein, certes. Mais de seins, il y en a deux. Allez faire un tour vers l’autre, vous aviserez. Votre nature est sensible, les deux aréoles sont barbelées et vous ne souhaitez pas titiller de tels tétons. Vous êtes un peu con, mais bon, retournez l’embrasser et glisser la main dans sa culotte. Ces activités devraient vous permettre de faire abstraction.Beurk
  3. Vous n’arrivez pas à bander, votre esprit trop affecté ne laisse plus le sang affluer dans les cavernes de votre intimité. Jouez là comme Beckham, faites le coup de la panne. Ça fonctionne très bien pour terminer un moment câlin qui ne tient pas ses promesses.La panne
  4. Il en faut plus pour vous déstabiliser. Vous jugez qu’un poil ne stoppera pas votre volonté de satisfaire votre corps et celui de votre partenaire. Tout continue normalement et elle vous verra sous un angle qui décuplera son désir pour vous : l’angle du gars qui ne s’arrête pas aux détails et désire les femmes au-delà du physique. Un bon point pour vos futurs ébats.
  5. La taquinade est votre signature sexuelle. Rigoler au lit ne vous gêne pas, au contraire. Alors, pourquoi ne pas tenter de tresser vos poils de téton avec les siens ? Une bonne tartine de lolade en perspective. Plus audacieux et moins marrant, essayez l’épilation sauvage. Vous léchez le téton, le mordillez et, subtilement, vous coincez le poil entre deux dents et tchak ! Ni vu ni connu, si vous pincez une partie délicate en même temps (technique de pickpocket).LOL

Une superbe liste ma foi ! Pourtant, je m’étais juré de ne pas faire le donneur de leçons et de faire des trucs rapides à lire. Double échec !

Les poils sur les tétons, ça se rencontre. Ils ne sont pas méchants et il faut bien les traiter. Ne bloquez pas sur une chose aussi insignifiante ! Vous associez le poil au masculin, c’est un tort, une dérive dénoncée maintes fois par les féministes vilipendées sur le Net en ce moment. Le corps féminin n’est pas une image trouvée sur un Tumblr, la réalité se confronte, elle ne s’idéalise pas. Et qui sait, vous développerez peut-être un léger fétiche pour les poils de téton.

Retour sur l’aspiration

Quid de l’aspiration de testicule dans les pratiques orales des lecteurs du blog ?

Deux petites questions étaient posées. Pour les mecs, s’ils aimaient se faire gober les noix. Pour les pratiquantes et pratiquants (je ne sais pas s’il y a des homos dans les lecteurs), s’ils pratiquaient ce jeu de boules.

Pour les mecs, la majorité des votants préfèrent les léchouilles. Seulement 10% ressentent une douleur et 30% aiment bien ça.

résultat1

Pour les pratiquantes, c’est mitigé. Une courte majorité n’a pas recours à l’aspiration. Ce qui veut dire que presque la moitié de la moitié des êtres humains de cette planète aspirent les couilles quand ils prodiguent une fellation (oui l’échantillon est tellement large que je peux me permettre d’extrapoler à la population de la Terre dans son ensemble).

résultat2

Bravo aux votants et votantes. Cœur sur vous et cœur sur les boules.

Un plan-cul, ça n’existe pas

Je traverse une déception sentimentale en ce moment.

Ces moments-là ne sont pas propices au ton léger d’un article sur les vertus du rimjob et ses conséquences sur l’homosexualité du propriétaire de l’anus léché. Oh ! non, pas propices du tout.

Ce devait être un plan-cul. Mais ce ne l’a pas été. Les contacts trop fréquents font basculer le cœur dans le côté obscur de l’amour. Ces derniers temps, je commençais mes histoires toujours de la même façon. Le fameux « on ne se prend pas la tête » qui vire dans la semaine à la passion intense. Et ensuite, l’attachement fait commettre bien des bévues.

Les plans-cul, est-ce que ça existe vraiment ? Tout le monde voudrait niquer sans contraintes, mais de la contrainte nait l’amour. Alors, les sentiments sont déchaînés dans le sens propre du verbe, ils chevauchent au galop vers on ne sait où et les stopper se révèle aussi dur que d’arrêter une vague qui se fracasse sur le récif. L’image de la vague, c’était pour vous faire voyager un peu.

Un plan-cul est possible, je le crois, si les individus concernés croulent sous les occupations : un boulot chronophage, une vie de famille remplie, des sorties répétées, etc. Le cul et la personne qui y participe sont alors une respiration, le temps de replonger (je file encore la métaphore marine) dans l’animation sociale de ses fréquentations personnelles et professionnelles. Voilà, les bonnes conditions pour entamer un PQR (plan-cul régulier).

La prochaine fois, les filles, je vous parlerai psychologie masculine et jalousie.

Aspirer ou ne pas aspirer les couilles ?

Récemment, j’ai apprécié me faire aspirer les couilles.

Oui, encore un article à propos des testicules. Ce n’est qu’une juste tentative d’équilibrer les trop nombreuses fois où la queue est le sujet principal des conversations et des débats. Partout la bite par-ci, partout la bite par-là. Les couilles jouent un rôle non négligeable dans le plaisir de l’homme. Un tel rôle que les miennes, par une sensibilité extrême (sans lien avec le grattage), me privaient de cette joie. Elles appréciaient peu les attentions soutenues, les marques d’affection trop prononcées.

Hetty et Henry, des aspirateurs plein de malice

Hetty et Henry, des aspirateurs plein de malice

Les boules se lèchent, se malaxent, se tirent, se titillent et elles s’aspirent. Je voyais avec horreur les actrices sucer entièrement des testicules quand mes copines me vouaient au supplice en pratiquant le même acte. Pourquoi cette hyperesthésie, cette délicatesse n’est plus désormais ? Nous ne le saurons jamais. Excitation, technique de la demoiselle, état d’ébriété, trop de facteurs pour analyser correctement ce phénomène. D’ailleurs, la prochaine à m’aspirer les couilles se verra-t-elle repousser, cela peut revenir.

Pour que la France avance, je vous saurais gré de répondre à ce sondage sur la succion des gonades. Un sondage pour celles et pour ceux qui pratiquent (#SuccionPourTous) et un autre pour ceux qui se font aspirer. Merci de votre collaboration, comme disait Himmler.