Erotisme masculin

Petit moment d’érotisme masculin.

Ce n’est pas tous les jours qu’on entend ce genre de phrase. Presque un concept, tellement l’adjectivation féminine d’érotisme correspond mieux au schéma de pensée actuel. En tant que jeune homme, on nous serine qu’il faut jouer avec le corps de sa partenaire, se focaliser sur son plaisir et non sur les zones typiques de pénétration.

Friends, la série, posera le problème au féminin avec le fameux schéma des zones érogènes dont Monica cite l’enchaînement des chiffres idéal avec beaucoup d’enthousiasme. Bon sang de bois, elles étaient sept ces zones.Les seins, la chatte, OK ! Mais les autres ? Quel terrible mystère pour un puceau ! Ce genre de conseils pousse le débutant à humidifier de ses baisers baveux le cou, les oreilles, le nombril (le nombril, comment ai-je pu être aussi con ?) et bien d’autres parties ne jouant pas un rôle décisif sur la véritable excitation de la douce amie. Nous voilà donc bien avancés. Monica s’est rappelé de bons souvenirs, mais le téléspectateur pense que seul le corps féminin vaut la caresse, l’attention érotique d’un instant.

Josh Harnett reste l’unique acteur qui a payé, dans 40 jours et 40 nuits, son tribut à la sensualité. Sa quête spirituelle l’ayant entraîné sur les chemins de l’abstinence masturbatoire, il se doit, pour séduire son cher ange, de pratiquer l’érotisme, sans passer par la pornographie. Armé d’une branche d’orchidée comme baguette magique, il donne des orgasmes à coups de pétales. Mais encore une fois, le corps masculin n’est le fruit d’aucune palpation particulière, d’aucun amusement voluptueux.

Josh, Shannyn, une orchidée, un orgasme

Et que dire du porno ? Bon, le porno, on va dire que ce n’est pas fait pour ça.

Alors, l’érotisme chez l’homme est-il un non-sens ? Doit-on seulement masturber et sucer la queue d’un gars pour l’exciter, pour le faire jouir ? Je dirais oui. Pas besoin d’en faire des caisses. Si l’atmosphère est bonne, les baisers langoureux, l’amant se ravira de ces simples amusements sans imagination, mais qui requièrent beaucoup de techniques pour être vraiment appréciés.

La sensualité réservée au pénis ne dure qu’un temps, une nuit si l’alcool, ce soir-là, n’a pas causé trop de dégâts. Après, une autre paire de manches attend la femme. Rien ne se savoure mieux que sa douce qui parcourt son corps à la recherche d’un point sensible, à l’éveil d’une sensation. Se faire câliner, le vrai plaisir. Mais non, je déconne, la fellation et puis c’est marre. Dans les milieux financiers, ils l’appellent la capitalisation du plaisir. Fer de lance d’une jeunesse qui cherche le sexe à haut rendement. Qui n’a jamais dirigé les baisers de sa partenaire vers un endroit stratégique et turgescent ?

Cessons la provocation et soyons honnêtes. On se calme avec l’expérience et, justement, l’érotisme de son propre corps devient une nouvelle quête.

Longtemps, les jeunes femmes ont été encouragées à explorer leur corps. Quid du corps masculin ? Demander à vos copains de combien de façons différentes ils se masturbent ? Tiens, je vais en faire un petit questionnaire (plus tard). Comme j’utilise, sur ce blog, mes expériences comme base, je vais vous confier une manière que j’ai d’érotiser mon corps ferme, sans être trop musclé, désirable, sans être trop provocateur.

L’univers dans une demi-molle

Sous la douche, les filles utilisent le jet à d’autres fins que l’inventeur du pommeau pressurisé l’avait imaginé au départ dans les laboratoires Villeroy & Boch. Au passage, ce genre de femmes doivent être montrées du doigt et dénoncées en place publique pour gaspillage de ressource naturelle égoïstement.

L’ambiance humide et chaude de la salle de bain éveille souvent en mes pensées les ambitions coquines d’une rencontre à venir. Je m’abandonne, sous le jet brûlant, au film des tendres tortures que ma partenaire subira le soir-même et une demi-molle pointe. La demi-molle, on vous en parlera avec Asilenus bientôt. Pour l’instant, il est suffisant de savoir qu’il s’agit d’une érection qui n’a pas atteint pleinement son but.

Cette demi-molle pointe et je prends conscience de l’univers. Notre planète tourne autour du soleil, en son sein un magma bouillonne. La lune nous tourne autour. Dans cette conséquence d’une fantaisie anodine, je ressens la gravité. Ma queue pèse, elle est attirée vers le sol. Sa courbe pas encore glorieuse donne à mes mouvements une sensualité trop peu explorée. Je me sens appartenir à l’univers et je me balance doucement pour accentuer ces sensations. Sans faire l’hélicoteub et sans utiliser mes mains, j’agrémente mon érotisme personnel. Le but tient à ne pas bander complètement malgré le plaisir qui me monte au cerveau. Je profite d’une situation agréable et l’entretiens par jeu, pour vivre l’expérience de mon corps en dehors d’une sexualité normalisée.

L’hélicoteub

En tant qu’homme, personne ne nous encourage à découvrir notre corps de manière sensuelle, quand les filles n’entendent que ce style de conseil. La branlette pure et dure est une alternative parmi d’autres. Au prochain épisode, je vous parlerai de l’érotisme du rimjob.

Une réflexion sur “Erotisme masculin

  1. Pingback: Orgasme masculin et bisous dans les bois | Soupirs dans le boudoir

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