Le complexe de Superman

Le complexe de Superman

Hier, j’ai vu Man of Steel au cinéma. Soutenir l’industrie hollywoodienne en danger me tient à cœur. Enfin, on s’en fiche du film. Je ne vous propose pas une critique, mais plutôt la présentation d’une théorie appliquée aux relations amoureuses et basée sur le concept de héros : le complexe de Superman.

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Rien à voir avec Lexington Steele

Place à une histoire vraie, comme dans les téléfilms de l’après-midi sur M6.

Plusieurs années en arrière, j’avais rencontré une étudiante peu commune. Je passe les détails de la relation d’une nuit que nous avons partagée, car ils méritent un article à eux seuls. Sachez que ce fut un moment très désagréable. Nous avions donc couché ensemble et au matin, je fuyais sans mettre les formes. Nathalie (toutes les filles s’appelleront Nathalie sur ce blog) m’en voulait et elle avait toute légitimité à nourrir du ressentiment. Seulement, des problèmes psychiatriques assez sévères donnèrent, à ce plan-cul, une saveur inédite. Souffrant d’un trouble rattaché à la bipolarité, ma psychotique me harcela de messages tantôt véhéments, tantôt bienveillants. Elle m’insultait, puis s’excusait ; elle m’envoyait chier, puis demandait pardon. Et cette ronde cyclothymique évoluait à une fréquence journalière assez élevée. Le manège dura deux ou trois jours, puis elle reprit ses médicaments et m’oublia un peu.

Je racontais la mésaventure à un ami. Je ne négligeais rien, de la baise pourrie à la vision très particulière de la communication de la demoiselle. Bref un portrait à charge comme on n’en entendait rarement. Deux semaines plus tard, ce con me rappela. Il avait un truc très important à me dire. Vous l’aurez deviné : oui, il sortait avec Nathalie.

— On s’entend super bien, je te jure. On a les mêmes goûts, le cul est cool. C’est top.

— Mais elle est folle, mec !

— Non, elle prend ses médocs, ça va mieux. Puis elle a besoin de stabilité. Je suis content de lui apporter ça.

Il venait de se faire happer, victime sans le savoir du complexe de Superman. Pour comprendre, je vous raconte la suite.

La relation dura plusieurs mois, voire plus d’un an. Les hauts et les bas s’enchaînaient, cependant la douleur dominait l’ensemble. Mon pauvre ami bataillait dur pour que Nathalie guérisse. Il souffrait les remontrances, les engueulades sans raison, les humiliations même. Le cœur pur, il ne mouftait pas, persuadé qu’il agissait pour le bien. À force de sacrifices, Nathalie devint plus équilibrée. Le preux chevalier contre la maladie avait vaincu. Tellement vaincu que Nathalie le quitta dans la foulée. Voilà ce qui attend les hommes tourmentés par le complexe de Superman.

Certains mecs se tournent vers des nanas instables, pas faciles, voire bizarres ou carrément tarées. Ils prennent le créneau du sauveur.Ils surpassent ainsi leur manque de confiance chronique, en pensant que le plus sûr moyen de séduire tient dans l’assistance à personne en danger. Je généralise, mais je me réfère surtout sur ma propre expérience. Ma première histoire d’amour se rattache à ce modèle. Je m’enchaînais à une Nathalie, car elle appelait à l’aide. Mes sentiments n’étaient plus sincères. Malgré tout, je restais là, j’endurais jusqu’à me rendre compte de mon erreur et je la plaquais pour de bon. L’année dernière, j’ai introduit le doigt dans cet engrenage avec une autre Nathalie. J’ai pensé lui apporter une stabilité dont elle ne voulait pas et n’avait pas besoin. Heureusement, elle a stoppé les choses avant que je ne devienne moi-même un Superman ridicule.

Tout cet investissement pour quel résultat ? Dans l’exemple de mon ami, il se consacra entièrement à Nathalie, il la fit déménager chez lui, lui offrit un cadre social solide, partagea tout avec elle. Un don de soi qui ne pouvait que finir dans l’affliction. Pourtant en multipliant les attentions, les marques d’amour, de soutien, il l’aida vraiment.

Les mecs frappés du complexe de Superman veulent secourir la fille et continuer une relation avec elle, faire des enfants, vivre heureux et tout le tralala. Le plus souvent, il est impossible d’espérer une fin joyeuse à ce type de liaison.

Superman, quand il secourt une jeune femme en détresse sur le point d’être écrasée par un camion, il ne reste pas avec elle. Il ne la raccompagne pas chez elle pour lui préparer un risotto, lui dire qu’il l’aime, etc. Non, Superman sauve les gens, puis il s’en retourne dans son doux foyer où Loïs l’attend, terminant l’écriture d’une grande enquête sur la prostitution infantile au Maroc (une idée pour la prochaine émission de Bernard).

Comment une nana peut-elle continuer à vivre avec un gars qu’elle associe à sa souffrance, à sa période critique ? Personnellement, je n’y crois pas. Il s’avère donc totalement idiot de se donner complètement dans une relation vouée à l’échec. Si vous souhaitez jouer à Superman, préparez-vous à quitter la scène quand l’objectif sera atteint. Préservez-vous, les amis ! Se remettre d’une histoire pareille dure longtemps. Une fille peut tomber amoureuse de vous sans que vous ayez à vous sacrifier. Allez ! On travaille un peu la confiance en soi et on retourne sur Adopte, plein d’assurance.

Ne jouez pas les Superman

Ne jouez pas les Supermen

Que retenir de cette théorie fumeuse sur les relations amoureuses en situation difficile ? Si vous tenez vraiment à tenter le coup, ne vous livrez pas entièrement messieurs ! Gardez la distance qui vous fera accepter le départ inéluctable de votre Nathalie. Mais si vous avez le choix, fuyez comme moi au matin avec un prétexte bidon.

Toutes premières fois

La première fois, on ne l’oublie pas. C’est ce qu’il se dit. Difficile de faire l’impasse sur la mienne, car ce fut l’occasion de cumuler les souvenirs. Avec le temps, les détails se sont estompés, mais il reste l’essentiel.

Malgré la brillante image d’homme à Twittas que je renvoie sur les réseaux sociaux, ma sexualité débute l’année de mes 19 ans. Je n’avais pas réussi à tenir le pacte fait avec mes amis l’année du baccalauréat. Après avoir vu American Pie, notre petit groupe de puceaux avait singé la promesse que les héros s’étaient faite. Ne pas arriver à la fac sans avoir trempé le biscuit dans le thé délicieux de la féminité. Bon, j’avais échoué. Mais gare à vous les étudiantes ! Mon intention fermement chevillée au corps, j’allais profiter sans retenue de cette bonbonnière à filles faciles que semblait être la faculté des sciences sociales.

Encore une fois, chou blanc. L’été 2001 me permettra de remplir mes espoirs. Et pas que… Haha ! Haha !

Avant cet été-là, ma proximité avec la gent féminine n’avait connu que peu de gloire. En sixième, j’avais loupé de peu l’occasion de prendre petite copine. Pour que vous compreniez, mon enfance et mon adolescence, sans être moi-même cloîtré en permanence, étaient loin de l’effervescence sociale que la société juge convenable. Quelques bons amis avec qui traîner, faire des goûters, du sport et quelques booms, cela me suffisait. Un solitaire, donc. Et un timide aussi, qui ne parlait pas trop en présence d’adultes ou d’une tablée supérieure à trois. Bref, de par ces caractères peu enclins à la sociabilité, je n’avais guère acquis les règles du jeu amoureux.

Nous étions un mercredi après-midi, seul à la maison, mes parents, rarement absents, m’avaient laissé en maître du domicile. Joie de mater la télévision tranquille (je suis fils unique. Gardez vos réflexions pour vous). Ce que mes biographes qualifieront plus tard du premier coup de fil d’une demoiselle, dans une intention claire de dragouille, allait faire sonner le téléphone à cadran.

Drelin drelin

Drelin drelin

— Salut Michel (c’est moi, ndla), c’est Johanna, je suis chez Pierre avec Karim (vous noterez la multiculturalisme excellent). Tu viens ?

— Euh ouais ! Je ne sais pas trop. Je suis tout seul chez moi. Faut que je garde la maison, toussa toussa.

— T’es sûr ?

— Ben oui, je suis désolé.

De ce court échange avec le sexe opposé, j’appris ma première leçon. La franchise provenant de la maladresse fait souvent penser à l’autre que l’on ment. Le lendemain en classe, après de longues méditations nocturnes sur la signification de ce coup de fil et la conclusion évidente qu’elle voulait sortir avec moi, Johanna me fit comprendre que c’était mort. Louper sa chance, confronter l’autre au refus et vous perdez toute chance de rouler votre premier patin.

De cet épisode à l’été 2001, rien de marquant à signaler côté galochage. Mon goût de la solitude et l’apparition de l’Internet m’occupaient assez et mes coreligionnaires féminines m’inspiraient attirance et crainte mêlées. La crainte gagnait régulièrement

Il y avait cette fille en troisième, un peu vulgaire, mais populaire. Chevelure blonde, petit air supérieur, la demoiselle portait une minijupe presque tous les jeudis. En cours d’histoire-géo, j’attrapais des torticolis à trop mater ses jambes et, si Dieu existait vraiment, sa petite culotte. J’étais assis au premier rang. Autant vous dire que cette année-là, j’ai eu beaucoup de mal à assurer aux contrôles. Et nous arrivons à la seconde fois où j’ai failli choper. C’était elle, la nana en vue, qui traînait avec les mecs cool et qui avait connu l’ivresse des amours défendues avec un lycéen (soi-disant). Nous étions au Walibi, je n’ai pas su saisir ma chance. Les signes se présentaient bien, il me fallait juste plus de courage, lui prouver qu’un baiser ne corromprait pas sa branchitude et qu’elle me rendrait heureux. Un peu de conviction, que diable ! Mais non, la journée dans les manèges à éclaboussures se termina trempée de déception.

J'ai failli en être baba

J’ai failli en être baba

La période lycéenne accumula les déceptions amoureuses. Le corps changeant et la timidité se lièrent pour qu’au lit des filles, je ne finisse pas. Champion toute catégorie dans le tournoi des bons copains, personne ne pouvait me tester. J’accompagnais, chaque fin d’après-midi, une nana à la gare pour qu’elle n’attende pas son train toute seule. Nous rigolions bien, jusqu’au jour où ma déclaration de sentiments échoua dans le refus : « On est amis, ce serait dommage de gâcher ça ». Depuis ce jour-là, j’ai souvent entendu cette réplique de série pour ados. Et pour contrer ces rabrouements, je développais un orgueil mal placé et nourrissais de la rancœur quant à celles qui ne comprenaient pas que j’étais un garçon gentil, un garçon qui ne leur ferait pas de mal. Contrairement aux histoires de vilains garçons qu’elles me racontaient. On m’avait filé le mauvais manuel pour draguer les nanas, vous le devinez. Je ne pigeais rien à ces êtres étranges.

Revoilà l’été de la découverte, j’allais le faire. Récapitulons : des histoires naissantes avortées avant qu’elles ne commencent, des rancœurs, aucun roulage de pelle, juste un tripotage une fois et quelques smacks. Un beau puceau de 19 ans comme on n’en faisait plus.

L’Espagne du centre, la pleine campagne aragonaise, aride et désertique, un décor qui se prête mal aux romances. Aucun problème, car de romance, il n’y en eut pas. Elle comptait six années de plus, de l’expérience à revendre et la volonté de m’offrir son corps et son savoir-faire. Mon pote et elle se connaissaient fort bien. Il lui suggéra l’idée d’un dépucelage en règle. C’est vrai qu’il fallait passer à l’acte. Aujourd’hui, je me demande toujours combien de temps j’aurais mis à trouver moi-même une copine.

Le décor de ma 1re fois

Le décor de ma 1re fois

Lors d’une soirée dans le seul bar de nuit ouvert dans la région, mon pote m’avait dit : « prépare-toi ! ». J’avais pigé le sous-entendu et, angoissé au possible, je bus plus que de raison. Mon premier baiser, j’étais bourré. Ma première baise, j’étais bourré. Pas de quoi se vanter, mais je garde malgré l’état d’ébriété des souvenirs assez précis. Cette femme, nommée Nathalie, me prit en main, me dirigea. Pleine de tendresse et d’attention, elle me guida et s’occupa de moi comme personne d’autre n’aurait pu le faire. Confiance et bienveillance planaient, rassurantes, autour de mes premières érections à dessein non masturbatoire. Après les baisers, la fellation fut la première chose que je découvris de la sexualité. Depuis j’entretiens une affection toute particulière pour cette pratique. Elle faisait tout, me laissant profiter de ses bienfaits dans la position de l’étoile de mer. Pendant ce temps, je surventilais sous les coups du plaisir inédit que je subissais volontairement. Cela m’arrive parfois encore. Quand je ressens trop de bonheur en dedans, je respire trop. Mes extrémités s’engourdissent, la tête me tourne et je dois stopper le jeu au risque de défaillir.

Naturellement, je vins un peu rapidement. La levrette me procura trop de sensations d’un coup d’un seul. Je souhaitais tenir plus longtemps, mais durant les deux jours qui suivirent, j’appris à contrôler un peu mieux, tout en restant sur ma faim. Nathalie m’enseigna comment m’occuper d’elle, me parlant pendant que je me dépatouillais avec difficulté la tête entre ses cuisses. Je fis des progrès et découvris la jouissance féminine. Quel plaisir ! J’étais ébahi d’avoir provoqué ces sursauts-là.

Parallèlement aux joies charnelles, l’esprit se confondait en questionnements.Et l’amour dans tout ça ?

Que pensait-elle de moi ? Était-elle sincère ? Comment me trouvait-elle ? Aimait-elle mon physique ? Mes performances ? Quel embrouillamini ! Elle me jurait l’avoir fait par plaisir et envie et non parce que mon pote lui avait suggéré cette bonne action. Je doutais beaucoup et ne la croyais qu’à moitié. Cela influencera-t-il ma vie amoureuse à venir ? La suite aux prochains épisodes.

Une chose est sûre pourtant. Depuis l’été 2001, je ne supporte pas les pipes mal faites.

Reprise en main

Fougueux et fort de mon ascension sur Twitter, plein d’espoir, j’avais lancé ce blog. Je souhaitais transmettre mes expériences pour aider mon prochain et ma prochaine dans le fap et le sexe. Mais le quotidien, dans le couple comme dans le blogging, apaise les ardeurs.

De caractère indolent et pusillanime, j’ai freiné les mises à jour et n’ai pas osé révéler trop mon intimité. Qui cela intéresserait-il au final ? Savoir qui je baise, comment je fais ça, etc. Des remises en question, comme l’adolescent que j’étais face à mes premières expériences sur Multimania. A cette époque, je désirais partager mes réflexions, mes sentiments face à la vie, mais je doutais que cela plaise à quiconque. Alors je créais un blog avec un chouette titre et n’arrivais jamais à poster le premier article.

Désormais, j’ai grandi et WordPress est la nouvelle plateforme où chacun essaie de partager ses passions. Qui de son blog cuisine, qui de son blog mode, qui de son blog sexo. Alors, je me relance. Finies les stars nues, les filles à poil (ou juste un peu alors) qui apportaient la confusion. Ce sera sexo et ego (voire même une partie critique de films X). Je vais me dévoiler, tant pis si ça sonne rodomont ou présomptueux. Certains exhibent leur corps, je vais exhiber mes parties de jambes en l’air, mes fantasmes et autres subtilités tournant autour de ma queue. Étant donné que je n’ai pas collectionné les conquêtes comme les cartes Panini, j’invite les filles à me contacter pour alimenter les futurs articles. Merci bien.

Un article par semaine devrait être un rythme tenable. Je vous promets de la sincérité ; pas de vantardise, plutôt le récit des faiblesses et des loupés.

Edit 27 mai 2014 : J’ai renoncé à décrire tout cela. Trop d’impudeur pour mon caractère sensible.

Ma lettre d’allégeance à Stephen des Aulnois

Cher Stephen, très brièvement et respectueusement,

  1. Je suis à tes côtés pour te servir et servir tes projets pour le Porn et pour la France.
  2. J’ai fait de mon mieux pour amener des filles à s’exhiber sur le Net et j’ai pu échouer périodiquement. Je t’en demande pardon.
  3. Je n’ai pas d’ambitions politiques personnelles. Par contre, j’ai des ambitions à peser dans le Porn Game. J’ai le désir de devenir un ambitieux servile comme nombre de ceux qui t’entourent dont la loyauté est parfois récente et parfois peu durable. Mais moi, je te #Keur plus qu’eux.
  4. Utilise-moi pendant le temps qui te convient et convient à ton action et à ton casting de jeunes femmes voulant percer dans le Porn (sauf le week-end, j’ai sport).
  5. Si tu m’utilises, j’ai besoin de toi comme guide et comme #soutine : sans guide, je risque d’être inefficace, sans soutien je risque d’être peu crédible (même avec remarque).

Avec mon immense admiration pour toi et ton beau chibre.
Saint-Sernin

Gloire à toi Stephen !

(Pastiche de la lettre d’allégeance de Christine Lagarde à Nicolas Sarkozy.)

Erotisme masculin

Petit moment d’érotisme masculin.

Ce n’est pas tous les jours qu’on entend ce genre de phrase. Presque un concept, tellement l’adjectivation féminine d’érotisme correspond mieux au schéma de pensée actuel. En tant que jeune homme, on nous serine qu’il faut jouer avec le corps de sa partenaire, se focaliser sur son plaisir et non sur les zones typiques de pénétration.

Friends, la série, posera le problème au féminin avec le fameux schéma des zones érogènes dont Monica cite l’enchaînement des chiffres idéal avec beaucoup d’enthousiasme. Bon sang de bois, elles étaient sept ces zones.Les seins, la chatte, OK ! Mais les autres ? Quel terrible mystère pour un puceau ! Ce genre de conseils pousse le débutant à humidifier de ses baisers baveux le cou, les oreilles, le nombril (le nombril, comment ai-je pu être aussi con ?) et bien d’autres parties ne jouant pas un rôle décisif sur la véritable excitation de la douce amie. Nous voilà donc bien avancés. Monica s’est rappelé de bons souvenirs, mais le téléspectateur pense que seul le corps féminin vaut la caresse, l’attention érotique d’un instant.

Josh Harnett reste l’unique acteur qui a payé, dans 40 jours et 40 nuits, son tribut à la sensualité. Sa quête spirituelle l’ayant entraîné sur les chemins de l’abstinence masturbatoire, il se doit, pour séduire son cher ange, de pratiquer l’érotisme, sans passer par la pornographie. Armé d’une branche d’orchidée comme baguette magique, il donne des orgasmes à coups de pétales. Mais encore une fois, le corps masculin n’est le fruit d’aucune palpation particulière, d’aucun amusement voluptueux.

Josh, Shannyn, une orchidée, un orgasme

Et que dire du porno ? Bon, le porno, on va dire que ce n’est pas fait pour ça.

Alors, l’érotisme chez l’homme est-il un non-sens ? Doit-on seulement masturber et sucer la queue d’un gars pour l’exciter, pour le faire jouir ? Je dirais oui. Pas besoin d’en faire des caisses. Si l’atmosphère est bonne, les baisers langoureux, l’amant se ravira de ces simples amusements sans imagination, mais qui requièrent beaucoup de techniques pour être vraiment appréciés.

La sensualité réservée au pénis ne dure qu’un temps, une nuit si l’alcool, ce soir-là, n’a pas causé trop de dégâts. Après, une autre paire de manches attend la femme. Rien ne se savoure mieux que sa douce qui parcourt son corps à la recherche d’un point sensible, à l’éveil d’une sensation. Se faire câliner, le vrai plaisir. Mais non, je déconne, la fellation et puis c’est marre. Dans les milieux financiers, ils l’appellent la capitalisation du plaisir. Fer de lance d’une jeunesse qui cherche le sexe à haut rendement. Qui n’a jamais dirigé les baisers de sa partenaire vers un endroit stratégique et turgescent ?

Cessons la provocation et soyons honnêtes. On se calme avec l’expérience et, justement, l’érotisme de son propre corps devient une nouvelle quête.

Longtemps, les jeunes femmes ont été encouragées à explorer leur corps. Quid du corps masculin ? Demander à vos copains de combien de façons différentes ils se masturbent ? Tiens, je vais en faire un petit questionnaire (plus tard). Comme j’utilise, sur ce blog, mes expériences comme base, je vais vous confier une manière que j’ai d’érotiser mon corps ferme, sans être trop musclé, désirable, sans être trop provocateur.

L’univers dans une demi-molle

Sous la douche, les filles utilisent le jet à d’autres fins que l’inventeur du pommeau pressurisé l’avait imaginé au départ dans les laboratoires Villeroy & Boch. Au passage, ce genre de femmes doivent être montrées du doigt et dénoncées en place publique pour gaspillage de ressource naturelle égoïstement.

L’ambiance humide et chaude de la salle de bain éveille souvent en mes pensées les ambitions coquines d’une rencontre à venir. Je m’abandonne, sous le jet brûlant, au film des tendres tortures que ma partenaire subira le soir-même et une demi-molle pointe. La demi-molle, on vous en parlera avec Asilenus bientôt. Pour l’instant, il est suffisant de savoir qu’il s’agit d’une érection qui n’a pas atteint pleinement son but.

Cette demi-molle pointe et je prends conscience de l’univers. Notre planète tourne autour du soleil, en son sein un magma bouillonne. La lune nous tourne autour. Dans cette conséquence d’une fantaisie anodine, je ressens la gravité. Ma queue pèse, elle est attirée vers le sol. Sa courbe pas encore glorieuse donne à mes mouvements une sensualité trop peu explorée. Je me sens appartenir à l’univers et je me balance doucement pour accentuer ces sensations. Sans faire l’hélicoteub et sans utiliser mes mains, j’agrémente mon érotisme personnel. Le but tient à ne pas bander complètement malgré le plaisir qui me monte au cerveau. Je profite d’une situation agréable et l’entretiens par jeu, pour vivre l’expérience de mon corps en dehors d’une sexualité normalisée.

L’hélicoteub

En tant qu’homme, personne ne nous encourage à découvrir notre corps de manière sensuelle, quand les filles n’entendent que ce style de conseil. La branlette pure et dure est une alternative parmi d’autres. Au prochain épisode, je vous parlerai de l’érotisme du rimjob.