Un plan-cul, ça n’existe pas

Je traverse une déception sentimentale en ce moment.

Ces moments-là ne sont pas propices au ton léger d’un article sur les vertus du rimjob et ses conséquences sur l’homosexualité du propriétaire de l’anus léché. Oh ! non, pas propices du tout.

Ce devait être un plan-cul. Mais ce ne l’a pas été. Les contacts trop fréquents font basculer le cœur dans le côté obscur de l’amour. Ces derniers temps, je commençais mes histoires toujours de la même façon. Le fameux « on ne se prend pas la tête » qui vire dans la semaine à la passion intense. Et ensuite, l’attachement fait commettre bien des bévues.

Les plans-cul, est-ce que ça existe vraiment ? Tout le monde voudrait niquer sans contraintes, mais de la contrainte nait l’amour. Alors, les sentiments sont déchaînés dans le sens propre du verbe, ils chevauchent au galop vers on ne sait où et les stopper se révèle aussi dur que d’arrêter une vague qui se fracasse sur le récif. L’image de la vague, c’était pour vous faire voyager un peu.

Un plan-cul est possible, je le crois, si les individus concernés croulent sous les occupations : un boulot chronophage, une vie de famille remplie, des sorties répétées, etc. Le cul et la personne qui y participe sont alors une respiration, le temps de replonger (je file encore la métaphore marine) dans l’animation sociale de ses fréquentations personnelles et professionnelles. Voilà, les bonnes conditions pour entamer un PQR (plan-cul régulier).

La prochaine fois, les filles, je vous parlerai psychologie masculine et jalousie.

5 réflexions sur “Un plan-cul, ça n’existe pas

  1. Je peux pas te laisser dire ça comme ça, même si je comprends bien ce que tu dis. J’ai connu ce moment de prise de conscience du lâcher-prise, en mode « j’me suis fait baiser dans tous les sens du terme ».
    Sauf que.
    On peut aussi avoir de l’affect (si on enlève l’affect, franchement, ça perd tellement d’intérêt) mais garder l’esprit léger. La liberté. Pas de contrôle. Pas de crise de jalousies. On peut être sincèrement attaché sans être exclusif ni passionnément épris.
    Tu crois pas ?

  2. Je le crois, si on a autre chose à côté. Et je ne pense pas que l’on se fasse « baiser dans tous les sens du terme ». Les sentiments sont toujours une bonne chose.
    Mais du coup, ton article va dans mon sens. Le plan-cul, ça n’existe pas.

  3. Je sais pas ce que t’entends par « autre chose à côté ». D’autres personnes ? Une activité débordante ? Les deux ? Je dis pas que c’est facile de trouver un équilibre, mais je crois que j’avions parviendu à un compromis apaisé.
    Je sais pas si ça n’existe pas, en fait, c’est peut-être une phase transitoire. Ou peut-être que ça doit se saupoudrer dans le temps. Il faut éviter de se revoir trop vite. Laisser l’adrénaline baisser. Laisser d’autres rencontres et occupations prendre un peu de place et reprendre.
    Tu lances un sujet intéressant🙂

  4. Même sur la longueur (8 mois) et surtout si chacun a une vie sociale et familiale intense on s’attache dangereusement à 1 PQR, si on y retourne à chaque fois c’est qu’il y a quelque chose en plus du sexe. Une petite félicité qui rend béatement con… on tombe amoureux malgré soi, malgré tout, malgré le postulat de départ…
    Y a qu’en one shots, touzes ou clubs qu’on peut éviter les sentiments… même sans clause d’exclusivité

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